La Filacroche

Artiste O'Fil & Serial Plieuse

J’ai adopté le PinePhone

Le dos du PinePhone avec le logo PostmarketOs et l’inscription Powered by Linux
Mon Pinephone tout juste sorti de la boite.

Jusqu’à il y a encore peu j’utilisais pour téléphone mobile un vieux Nokia (au moins 10 ans d’âge) avec des vraies touches sur lesquelles il faut appuyer plusieurs fois pour obtenir la lettre désirée…
Certains le qualifieraient sans doute de téléphone Amish mais cet appareil, bien que fortement limité, est toujours fonctionnel.

Le PinePhone et le vieux Nokia côte à côte
Le PinePhone et mon vieux Nokia mis côte à côte.

Si jusque là j’ai fait de la résistance au mobile moderne c’est que mes besoins sont basiques : envoyer/recevoir des appels et des SMS. Ponctuellement j’utilise aussi l’alarme et le chronomètre.

Bien sûr au fil du temps je lorgne avec envie certaines fonctionnalités que mon fidèle bousin n’a pas :

  • pouvoir consulter mes mails depuis n’importe où,
  • avoir un GPS sans trimballer le vieux TomTom,
  • pouvoir faire des photos potables lorsque je n’ai pas jugé bon d’emmener mon bridge (le vieux tél fait des photos mais la qualité est franchement mauvaise),
  • le gadget lampe torche pour éviter de m’empierger dans les bosses/trous/gros cailloux lorsque j’emprunte des chemins non éclairés.

Les smartphones avec des systèmes plus ou moins fermés à base d’Android ou d’iOS ne me font pas envie donc, jusqu’à présent, j’ai préféré faire sans et espérer une alternative qui saurait me plaire.

Purism avait commencé à me faire rêver avec son Librem 5 mais j’ai vite déchanté en voyant le prix de l’appareil : un tel coût n’est pas justifié par mon utilisation.

Et puis est arrivé l’annonce du PinePhone de Pine 64 avec un tarif beaucoup plus abordable.

Mais qu’est ce que le PinePhone ?

Vous l’avez déjà compris, c’est un smartphone.
Mais c’est un smartphone pas comme les autres.

Explications : Pine 64 est un fabricant avec une philosophie particulière. L’entreprise souhaite se concentrer sur la partie matérielle et confier la partie logicielle à des développeurs ne faisant pas partie de Pine 64. Pour simplifier à l’extrême Pine 64 s’occupe de proposer du matos tandis que les communautés de développeurs qui le veulent s’occupent de proposer les logiciels qui iront dessus.

Nous avons donc un smartphone dont la conception et la fabrication a été réalisée par Pine 64 tandis que la partie logicielle à été conçue par des développeurs de divers horizons.

À ce jour plusieurs systèmes d’exploitation ont été développés pour le PinePhone. On a donc le choix d’installer celui qui nous plaît et d’en changer le jour où il ne nous convient plus, tout en conservant l’appareil tant que le matériel est en état de marche.

Liste des systèmes compatibles.

⚠️ Les systèmes d’exploitation disponibles pour le PinePhone sont encore à un stade expérimental. Certains projets sont plus avancés que d’autres mais tous ont encore des progrès à faire pour être utilisables par le « grand public ».

Pour le moment le Pinephone est à réserver à un public averti et prêt à affronter les bugs et les non-fonctionnalités. Sur ce téléphone vous ne pouvez pas installer l’appli Facebook, Snapchat, Tweeter ou celle de votre banque en allant appuyer sur l’icône qui va bien dans le "store"/magasin.

Moi je suis un peu folle, j’aime Linux et n’ai pas peur des bugs.

Tenant compte du fait que je suis prête à devoir bidouiller et me passer de certaines choses que de toutes façons je n’ai pas avec mon ancien téléphone, j’ai estimé que bien qu’encore expérimental le PinePhone pouvait peut-être correspondre à mes attentes.

Les avantages/inconvénients bien étudiés, j’ai précommandé le précieux prometteur mi juillet et l’ai reçu mi septembre. Durant cette période, j’ai attendu le passage de DHL comme les gosses attendent le passage du Père Noël.

Mon PinePhone est l’édition communautaire PostmarketOS.
Cela signifie qu’il est livré avec le système d’exploitation PostmarketOS préinstallé dans le téléphone et que le prix comprend 10$ qui sont reversés aux développeurs de PostmarketOS.

À 150$ on est sur un appareil d’entrée de gamme.
Les plastiques semblent de bonne qualité, la taille et le poids du téléphone sont agréables à manipuler même si par rapport à mon Nokia j’ai l’impression d’avoir un monstre dans les mains. Dans la boite on trouve un câble USB-c, une notice en plusieurs langues dont le français, un adaptateur pour nano SIM vers micro SIM et un texte pour présenter PostmarketOS.

Premier démarrage du Pinephone

Avant toute chose, il faut déboîter la coque arrière de l’appareil et retirer le bout de plastique placé entre la batterie et les connecteurs.
La coque s’enlève et se remet en place facilement, il y a une encoche en bas à droite afin d’y glisser un ongle ou un outil en plastique pour faire levier.

Me voilà donc au moment d’appuyer fébrilement sur le bouton de mise en route…

Sur l’écran, un texte en anglais me guide pour finaliser l’installation de PostmarketOS. La procédure est simple, on me demande de choisir un code de verrouillage pour l’écran en précisant que ce n’est pas le PIN de la carte SIM, me demande si je souhaite installer un serveur SSH et chiffrer le disque avant de cliquer sur Install.

L’installation prend un court instant et un texte de bienvenue s’affiche pour expliquer la gestuelle de base, toucher en haut pour tels trucs, en bas pour d’autres, etc… et m’inviter à mettre le système à jour.

L’interface graphique se nomme Phosh, c’est basé sur GNOME et développé par Purism. Étant utilisatrice de GNOME sur mes ordis je ne suis pas trop dépaysée, c’est même un plaisir de voir apparaître mes icônes habituelles sur un tout petit écran.

Note sur l’option Chiffrement :
Puisqu’on me propose de chiffrer sans effort, je teste le truc pour comparer avec mon habitude de chiffrer seulement les fichiers devant l’être plutôt que le disque complet.

J’ai juste à taper une phrase de passe, 2 fois pour éviter les erreurs et voilà, c’est chiffré. Cette phrase de passe sera demandée à chaque allumage de l’ordiphone.

  • Avantage : si je perds ou me fait voler l’appareil il sera compliqué, voire impossible pour qui que ce soit de savoir quelles données il contient, enfin sauf si il n’est pas verrouillé au moment du vol et que le voleur s’occupe de fouiller avant le verrouillage automatique ou la panne de batterie.

  • Inconvénient : ça peut vite devenir gonflant de saisir la phrase de passe pour utiliser l’ordiphone.

Alors c’est comment postmarketOS ?

👉️ Nota : PostmarketOS a été testé mi septembre ; son état a sans doute évolué entre la date du test et celle de la publication de cet article.

Je commence par me rendre dans l’outil de paramétrage du wifi pour me connecter à ma box, accéder à internet et faire les mises à jour du système.
C’est simple, le wifi est opérationnel.

Ensuite j’ouvre Software (un genre de store/magasin) pour mettre le système à jour. Je connais ce logiciel pour l’avoir essayé (et en partie désapprouvé) sur mes pc. La mise à jour est volumineuse, Software est toujours aussi lent que dans mes souvenirs. Il a mouliné pendant si longtemps que la batterie s’est retrouvée vide. Après chargement et rallumage de l’appareil, Software m’a affiché un message d’erreur bien normal puisqu’il a été interrompu dans sa tâche. C’est de ma faute, j’aurais dû penser à mettre l’appareil en charge.

Ce n’est pas grave non plus, j’ouvre le terminal et lance un sudo apk update suivi d’un sudo apk upgrade (PostmarketOS est basé sur Alpine Linux).

Pour info, le mot de passe pour sudo n’est autre que le code de déverrouillage de l’écran choisi lors de l’installation.

Les mises à jour se font cette fois en un clin d’œil. Je vais pouvoir explorer les fonctionnalités et mettre le système en français, régler le bon fuseau horaire, changer le clavier qwerty vers de l’azerty ou du bépo 😃️. Bon en fait pas vraiment, le paramétrage de tout ça se fait bien mais le clavier reste en qwerty et les textes en anglais même après redémarrage. Pour moi ce n’est pas gênant mais cela peut l’être pour d’autres.

Côté fonctionnalités il y a peu d’applications installées de base, juste l’essentiel.

Les apps mettent un peu de temps à se lancer et lorsqu’on touche l’écran la réactivité est parfois frustrante.

Ma carte SIM est trop grande, je ne peux donc pas tester d’envoyer un texto ou d’appeler un ami mais cela est sensé fonctionner.

L’icône de Cheese n’apparaît pas dans la liste d’applications. En allant vérifier dans Software on voit pourtant que Cheese est bien installé mais il ne se passe rien en appuyant le bouton pour le lancer depuis Software.
Impossible donc de prendre une photo pour avoir un aperçu de la qualité.

L’autonomie de la batterie est assez courte. Le téléphone chargé complètement le soir et laissé tranquille toute la nuit en prenant soin de désactiver Bluetooth et wifi pour moins consommer était vide et éteint le matin (± 9 heures).

PostmarketOS me semble très prometteur mais comme j’ai en tête de le remplacer par un autre système je n’ai pas essayé d’installer des apps supplémentaires ni pousser plus loin les tests.


🎵️ Mais quand Mobian qu’est presque Debian me tire par les pieeeds,
Ça me chatouille, ça me grattouille, je flashe une carte SD ! 🎶️

Essayons Mobian

Mobian est un système d’exploitation basé sur Debian (Testing).

J’utilise Debian (Testing et Sid) sur mes ordis depuis plusieurs années maintenant, et si je teste parfois d’autres choses je reviens toujours vers Debian. Alors forcément mettre Mobian sur mon PinePhone est tentant. D’autant plus que le développement semble plus avancé que celui de PostmarketOS.

Donc j’éteins, rouvre la coque arrière pour insérer une carte SD sur laquelle j’ai préalablement flashé Mobian et rallume.

Le boot se fait tout seul en priorité sur la carte SD, le logo de Mobian apparaît et tout de suite après il m’est demandé (en anglais) de choisir une langue. Je choisi le français et la suite des opérations s’affiche en français, un bon point.
Il est ensuite demandé de choisir la disposition clavier*, puis de rentrer le mot de passe pour le wifi, de paramétrer la confidentialité en précisant que l’on pourra changer plus tard si on le souhaite, de renseigner les identifiants pour se connecter à ses comptes en ligne (ce qui peut aussi être fait plus tard) et hop c’est dans la boite.

* qui reste en qwerty quand même nadediou.

Le nombre d’applications installées par défaut est bien plus élevé que dans postmarketOS, la réactivité est meilleure aussi.

Je lance les mises à jour depuis le terminal et réalise mon vieux rêve de taper apt update, apt list --upgradable et apt upgrade sur un téléphone. Oh folie douce, j’ai même tapé un apt full-upgrade. Attention de bien savoir ce que vous faites en utilisant cette dernière commande, elle n’est pas sans risque de supprimer des paquets qui ne devraient pas l’être.

Côté sources on a ça :

deb http://deb.debian.org/debian bullseye main
Suites: mobian
Uris: http://repo.mobian-project.org/
Components: non-free main
Types: deb deb-src
Architectures: amd64 arm64 armhf
Signed-By: /var/lib/extrepo/keys/mobian.asc

Après avoir fait le tour du propriétaire je suis conquise et, même si je n’ai toujours pas reçu ma nouvelle SIM au bon format pour vérifier que les appels et sms fonctionnent, je décide d’installer Mobian directement sur la mémoire du téléphone (l’eMMC).

Pour ça j’ai suivi le wiki Mobian et utilisé Flashdrive. Notez que pour changer du classique dd j’ai utilisé l’outil graphique gnome-disks pour flasher Flashdrive sur la carte SD.
Il suffit d’un clic droit sur le fichier => ouvrir avec Monteur d’images disque et suivre les instructions affichées. Idem pour flasher Mobian sur le tél ensuite. Gnome-disks se charge même de décompresser l’archive.

Ça marche au poil

  • Ma nouvelle SIM est reconnue sans problème par le PinePhone (Réglo Mobile, SIM activée via un appel depuis le tél fixe).
  • Les appels sont fonctionnels en émission et réception. La qualité sonore est toutefois un tantinet perfectible mais j’ai testé très brièvement et je me trouvais dans un lieu avec beaucoup de résonance.
  • Les SMS, envoi et réception ok.
  • L’appli Contacts fait le job.
  • La lampe torche est opérationnelle.
  • La calculette calcule.
  • L’alarme fonctionne, le chronomètre et le minuteur aussi (c’est dans la même appli).
  • Surfer sur internet avec Web (anciennement Epiphany) de GNOME.
  • Écouter de la musique avec Lollypop.
  • Écouter de la musique avec MPV (pour moi qui écoute rarement de la musique avec le téléphone utiliser Lollypop revient à prendre un bazooka pour chasser une mouche, j’ai du coup préféré installer MPV pour le remplacer).
  • Regarder une vidéo avec MPV.
  • Lire un pdf avec Evince.
  • Jouer au jeu d’échecs et au 2048.

Les trucs qui cafouillent

Si ces fonctions sont imparfaites au moment où j’écris ces lignes, elles vont évoluer et s’améliorer. N’oublions pas que Mobian est encore expérimental, c’est normal que tout ne fonctionne pas parfaitement. N’oublions pas non plus que Mobian est basé sur la branche Testing de Debian qui est aussi une version de développement.

  • Les mails : Geary est fonctionnel mais pas encore responsive du coup certains boutons peuvent être délicats à enclencher car trop petits pour les doigts.

  • L’explorateur de fichiers (nautilus) fait son job mais l’interface est perfectible. C’est difficile de sélectionner un seul fichier avec le doigt, pour améliorer ce point il faut agrandir la taille des icônes. J’ai aussi changé le réglage par défaut qui ouvrait les fichiers avec un seul "clic" pour une ouverture avec 2 "clics" sans quoi les fichiers s’ouvraient trop souvent sans que ce soit voulu.

  • L’agenda fonctionne mais n’est vraiment pas pratique à utiliser, ici encore c’est un problème de responsivité, il n’est pas adapté aux écrans d’ordiphones.

  • L’éditeur de texte Gedit est à peu près utilisable mais un truc me gêne : il est impossible d’accéder à ses préférences (ça n’apparaît pas dans le menu), la ligne en cours est surlignée par défaut et c’est pénible de ne pas pouvoir le désactiver.

  • La bascule entre les différentes sorties de son ne se fait pas toujours automatiquement, jack semble être en cause (le phénomène se produit systématiquement lorsque je branche ou débranche les écouteurs). Ça oblige à aller changer la sortie manuellement dans les paramètres.

  • J’ai installé le Sudoku de GNOME, n’étant pas responsive il n’est pas encore jouable sur petit écran. Ici c’est un exemple pour illustrer : ce problème d’adaptation à la taille de l’écran va être présent sur beaucoup de paquets installables puisqu’on a l’accès à toute la panoplie Debian mais que le travail d’adaptation pour les smartphones débute à peine.

  • Firefox (qui est en version ESR) n’est (encore un) pas responsive. C’est un peu ardu d’accéder aux menus mais on y arrive avec de la patience.

  • Chromium est pire que Firefox, aller modifier les réglages par défaut est une torture.

  • Regarder une vidéo sur YouTube s’avère sportif, avec Web j’ai un message m’informant que le navigateur ne reconnaît aucun des formats vidéo disponibles, ce qui est ridicule vu que si je cherche et lit la même vidéo depuis DuckDuckGo la vidéo se lit parfaitement. Avec Firefox je ne suis pas parvenue à lancer la vidéo et avec Chromium j’ai abandonné avant d’arriver sur YouTube tellement c’est peu utilisable.

  • Prendre une photo, pour le moment ça cafouille sévère, le résultat laisse à désirer mais ça s’améliore à chaque mise à jour de Megapixels.

Une bouture de romarin dans l’eau
Une photo prise le 24 septembre 2020 avec l’appli Megapixels sur le PinePhone et Mobian. Non retouchée, seulement rognée et compressée à 90%. Y’à du bruit 😅️.
  • L’autonomie est hautement perfectible, il faut le charger tous les jours, voire deux fois par jour selon l’utilisation. J’espère que les développeurs parviendront à mieux optimiser la consommation d’énergie dans un futur pas trop lointain.

Nota : ces tests ont été réalisés sur une durée de quinze jours ; Mobian évolue quotidiennement aussi rien n’est figé. Certaines choses qui fonctionnaient au jour J peuvent être problématiques à J + 𝑥 et inversement des choses qui ne fonctionnaient pas ou mal au jour de mon test peuvent fonctionner mieux ou parfaitement à J + 𝑥 .

Ce que je n’ai pas testé

  • Le Bluetooth.
  • Faire les mises à jour, installer ou désinstaller des applications avec Software aka Logiciels en français. J’apprécie son côté catalogue mais j’ai moyennement confiance pour faire les mises à jour avec, d’autant plus avec du Debian Testing dans les sources.
  • Les applis de messagerie instantanée, sont disponibles Telegram (mes proches me disent que c’est celle utilisées par les terroristes, bonjour la réputation…) et Fractal (Matrix) qui, si j’ai bien compris, permet de se connecter à d’autres messageries.
  • Faire une vidéo.
  • Enregistrer du son.
  • Imprimer.

Je rappelle tout de même qu’ayant eu jusqu’ici un téléphone à l’ancienne mes usages sont assurément différents de ceux des possesseurs de smartphones entraînes et guéris. Il y a sans doute plein de choses que je n’ai pas pensé à tester.

Dans les contraintes possibles à venir, je pense aux banques qui risquent d’obliger à utiliser une application spécifique sur smartphone pour pouvoir valider un achat ou un virement fait par internet. Il faut être réaliste : ces applis ne seront pas développées pour pouvoir s’installer sur autre chose qu’Android et iOS et il n’y aura plus qu’à croiser les doigts pour que les banques proposent une alternative lorsque le code par SMS sera définitivement persona non grata.

Trucs en vrac

Changer le code de déverrouillage :
Par défaut le mot de passe utilisateur/code pour déverrouiller Mobian est 1234. On peut le changer en allant dans Paramètres, Utilisateurs, Mot de passe ; le code doit contenir au moins 6 chiffres - et rien que des chiffres puisque l’écran de déverrouillage ne propose que des chiffres.

Si on préfère la ligne de commande il suffit d’ouvrir le terminal et d’utiliser passwd.

Activer le thème sombre :
Pour passer le thème Adwaita du côté obscur, ouvrir le terminal et taper : gsettings set org.gnome.desktop.interface gtk-theme “Adwaita-dark”.

On doit pouvoir installer gnome-tweaks pour faire la même chose juste en cliquant mais je n’ai pas essayé 😉️.

Accéder aux fichiers entre le tél et un pc Linux sans SSH :
J’ai testé la solution simple avec le partage du dossier Public proposé par GNOME.
Il est nécessaire d’installer le paquet gnome-user-share. Ensuite il faut se rendre dans Paramètres, Partage et activer le partage du dossier Public.

Sur le pc il me suffit d’ouvrir Fichiers (nautilus) et d’aller dans + Autres emplacements et le dossier Public du téléphone est accessible. Il faudra donc d’abord copier ou déplacer les fichier dans Public avant de pouvoir y accéder depuis le pc ce qui est tout de même un peu contraignant.

Pour être honnête, un accès SSH est largement plus pratique même si ça semble moins amical pour une partie des utilisateurs.
Je n’ai pas réussi à faire fonctionner le partage des médias de GNOME entre le tél et le pc, peut-être que je n’ai pas bien compris comment ça marche.
Je n’ai pas de Bluetooth sur ma tour pour tester le partage par ce biais.

Verdict

Le PinePhone à touché mon petit cœur, je l’ai adopté comme téléphone de tous les jours malgré ses soucis de durée de la batterie et au risque de me faire surnommer « la fille qui cherche une prise électrique » partout où je passe 😅️.

Plus sérieusement, c’est véritablement plaisant d’avoir un quasi clone de mon pc* qui tient dans la main. Les logiciels, l’arborescence des fichiers et les commandes permettant de gérer le système sont les mêmes. Mes besoins de bases sont remplis et il y a quelques bonus comme pouvoir enfin consulter mes mails depuis n’importe où.

C’est aussi très intéressant de voir ce projet évoluer au fil des mises à jour. Il n’est pas prêt pour être utilisé - ni pour plaire - au « grand public » mais il commence à pouvoir répondre à la demande d’un « public de niche ».

Ouaf ! 🐕️