Billet de mai 2025

En mai fait ce qu’il te plaît car mai est un mois tout troué !
Tellement troué par les ponts que je n’ai rien préparé pour le blog. Par contre j’ai fermé la boutique une semaine pour aller traîner mes grolles sur la terre de mon enfance, aka la Picardie.
La photo d’en-tête est donc une vue sur la plaine Picarde prise depuis un des remparts de Laon, une bien belle ville.
Ils sont beaux ces champs à perte de vue, avec leurs camaïeux de verts, parfois un peu de jaune, de marron ; quelquefois même du rose.
Pour moi qui ai migré aux pieds des montagnes, la vue des champs jusque loin l’horizon me fait toujours l’effet de m’apaiser.
Point de roche pour arrêter mon regard.
Laon
A Laon il y a plein de vielles pierres à admirer. Je n’y suis restée qu’une après-midi, trop peu pour tout voir mais la ville en général m’a beaucoup plu.
J’aimerai bien avoir une petite tourelle comme ça dans un angle de mon atelier pour y faire ma pause café, assise à côté de la fenêtre :

Au détour d’une rue, un trompe l’œil bien sympathique :

La ciel était couvert, pas de pluie mais au cas-où les parapluies ne manquaient pas. L’effet est réussi, en plus avec le vent de fou qu’il y avait les parapluies donnaient l’impression de danser.
Je me demande ce qu’ils deviennent une fois la déco enlevée.

La région est riche d’églises, de basiliques, de cathédrales et autres édifices religieux en veux-tu en voilà, plus la ville est grande et plus il y en a.
À Laon il y a par exemple l’église Saint-Martin :

Mais surtout il y a la cathédrale Notre Dame de Laon qui est juste magnifique, j’adore le bestiaire abondant dans ses tours :

La nef est riche de détails également. La grille de chœur en fer forgé paré de dorures vaut le détour, même si perso je ne suis pas fan des dorures.

Château de Pierrefonds
Si j’avais le portefeuille de Manu Chao
J’me ferais construire un beau château
Par Eugène Viollet-le-Duc.
Ah merde, Sieur Eugène est mort il y a plus d’un siècle. Flûte !
Entrons dans le château :

Le château de Pierrefonds est un château fort de style troubadour. Du pur moyen-âge fantasmé à l’époque moderne.

Déjà de l’extérieur le château en jette mais lorsqu’on arrive dans la cour d’honneur ça en jette encore plus tant il y a de détails sculptés partout :

Au bout de la cour d’honneur, l’escalier qui mène à l’intérieur est gardé par quatre chimères différentes. J’aime beaucoup celle-ci :

Le château abrite une belle collections de sculptures de l’Atelier Monduit, ici un imposant lion ailé réalisé d’après un modèle d’Auguste Nicolas Cain :

Les salles du château sont richement décorées de motifs peints :

Et ces plafonds, oh ces plafonds ! J’ai marché le nez en l’air pendant plus de la moitié de la visite. Ici le plafond du salon de réception :

Dans la salle des preuses, il y a cette petite bonne-femme sculptée sur le pilier central de l’immense cheminée. Lorsqu’on se met bien en face, à une certaine distance, on a l’impression qu’elle va nous foncer dessus en se propulsant avec ses pieds façon « boulet de canon no jutsu » :

En sortant par la galerie ouverte, il faut de nouveau marcher le nez en l’air en faisant gaffe de ne pas percuter les gens qui déambulent sans se rendre compte qu’il y a des belles choses au-dessus de leurs têtes. Les sculptures sont toutes différentes, dans un sens elles représentent principalement des personnages humains de différents corps de métiers, dans l’autre sens des animaux plus ou moins chimériques.
Drôlement chouette ce château !

Soissons
J’ai vécu environ deux ans à Soissons lorsque j’étais jeune adulte. Je suis souvent passée devant les flèches de l’Abbaye Saint-Jean-des-Vignes et pourtant je ne suis jamais allée voir l’édifice de près. Mieux vaut tard que jamais.
Ce qu’il reste de la façade :

Le cloître :

Le réfectoire, plus lumineux que ce que j’imaginais vu de l’extérieur :

Le cellier qui se situe juste en dessous du réfectoire, ici j’ai trouvé une utilité à la caméra nocturne de mon ordiphone :

Reims
Sur le chemin du retour j’ai fait étape à Reims, ce n’est plus la Picardie mais c’est encore tout près. Il y a beaucoup à voir niveau architecture, notamment des bâtiments art déco, mais aussi un beau vestige de l’époque romaine, la porte de Mars.

Détail des gravures restantes lorsqu’on passe sous une arche de la porte :

L’autre côté de la porte, moins bien conservé :

En chemin, trouvé une belle cheminée de l’ancienne usine des teintureries Machuel-Néouze :

Et puis bien sûr, à Reims, il y a une énorme cathédrale, aussi belle que grosse, avec des gens qui se dépêchent de prendre la pose devant pour faire un selfie avant de remonter dans le bus sans avoir eu le temps de faire le tour du monument ni des lieux qui l’entourent.
Plutôt que la cathédrale, je vous montre la Basilique Sainte Clothilde. Elle est d’un genre différent. Imposante aussi. Et quasiment déserte. Il y avait juste un gars assis sur les marches.

C’est toujours difficile de trouver le recul nécessaire pour photographier ces grands bâtiments. Vue d’un côté :

Une photo accidentelle avec un superbe flou qui si j’avais voulu le faire je n’aurais pas réussi :

Et vous savez quoi ? On a trouvé un resto qui fait du welsh¹
DU WELSH !

¹ Plat du ch’nord aussi appelé cholestérol à l’état sauvage par mon beau-frère.