La Filacroche

Artiste O'Fil & Serial Plieuse

Dessiner au stylo-plume

Dessin à l’encre noire d’un chat de dos observant la mer, les oiseaux et une grosse planète

Ce dessin est une copie dans mon style d’une œuvre de l’artiste Bingzhoushi.

Un stylo-plume datant de l’époque de ma scolarité a refait surface lors d’une séance de rangement. Un simple Parker Vector, vide mais accompagné d’une cartouche toute neuve dont l’encre ne s’était pas évaporée malgré les années. J’ai laissé tremper la partie plume dans de l’eau tiède quelques heures pour nettoyer l’encre séche qui restait dans le conduit d’alimentation, laissé sécher et enfin percuté la vieille cartouche neuve.

À mon grand étonnement ce stylo est vite tombé en marche, sa plume glissant agréablement sur le papier.

— Ahhh mais pourquoi diable je n’utilise plus de stylos-plume ? C’est bien plus agréable que le stylo à bille. Mmmm… Celui-ci est quand même un peu fin pour être confortable entre mes doigts adultes.

Voici comment je me suis retrouvée à aller sur le web à la recherche d’indices pour choisir un nouveau stylo-plume. Pire, j’ai découvert que certains s’en servent pour dessiner, là j’étais cuite, la tentation a viré à l’obsession.

Mon choix s’est porté sur un Lamy Safari, modèle souvent apprécié des dessineux et d’un budget très abordable.

Ensuite il me fallait de l’encre, en bouteille car le choix est plus étoffé qu’en cartouches et qu’il existe des convertisseurs pour contenir l’encre à la place de la cartouche, ou plus simplement re-remplir la cartouche vide à l’aide d’une seringue ; c’est toujours ça de plastique non jeté.
J’ai testé seulement 2 encres noires pour mes dessins, la Lamy et la Rohrer & Klingner qui a très largement ma préférence tant au niveau du comportement que de sa couleur noire-bleue-verte.

C’est ainsi que j’ai commencé à gribouiller au stylo-plume. Tous mes dessins pour L’Inktober de cette année ont été encrés avec le Safari et puisque j’ai trouvé l’exercice plus agréable qu’avec un feutre, je continue.

En parallèle ça fait quelques mois que je teste un mélange traditionnel et numérique pour dessiner. Je préfère le support papier pour imaginer le dessin, tracer les contours mais je préfère souvent utiliser un logiciel pour la mise en couleur.

Le dessin montré plus haut photographié, arrangé et colorié avec GIMP :

Dessin colorié d’un chat de dos observant la mer, les oiseaux et une grosse planète

Un champi, colorié cette fois aux crayons de couleurs :

Dessin de champignon Hygrophorus Nemorus, encre + crayons de couleurs

Un autre champi dont une partie est « aquarellée » en passant un pinceau humide sur l’encre du dessin :

Dessin de champignon Amanita Solitaria, encre + eau

Conclusion, retrouver un vieux machin au fond d’une boite c’est souvent chouette :)